La sagesse, incidence sur le bonheur ?

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La vie est trop brève, trop précieuse et trop difficile pour qu’on se résigne à la vivre n’importe comment. Elle est trop intéressante pour qu’on ne prenne pas le temps d’y réfléchir sérieusement.  Alors, comment vivre ? C’est la question principale, qui contient toutes les autres. Comment vivre d’une façon plus heureuse, plus sensée et plus libre ?  La sagesse y aurait-elle une incidence…

Un noble vieillard à la barbe blanche…

Lorsqu’on parle de sagesse, spontanément, certains visualisent un noble vieillard à la barbe blanche ou un ermite au somment d’une montagne. Reconnaissons-le : ces gens que nous qualifions de grands sages peuvent parfois nous apparaître comme manquant d’originalité où d’une platitude à côtoyer.  Certains associent même la sagesse au club du troisième âge !  Qui serait assez fou alors pour se vanter d’être sage ?

Pourtant, la sagesse nous renvoie aux philosophes grecs, aux premiers bouddhistes, voir même à Confucius.  Pour mieux vivre, pour moins souffrir et pour accéder au bonheur, il vaudrait mieux travailler sur soi-même plutôt que de tout miser sur un quelconque sauveur.

La sagesse ne fait pas de promesses vaines.  Elle se contente de proposer un cheminement et décrire des attitudes et des pratiques. Elle ne nous garantit pas le bonheur, elle soutient seulement que s’il existe.  C’est en nous-mêmes que  nous le trouverions.

Une proposition en harmonie avec notre époque « déniaisée ».  La sagesse remettrait la question du bonheur entre les mains de chacun d’entre nous.  Et c’est en cela qu’elle redevient moderne et qu’elle fait présentement l’objet d’une grande curiosité et ce,  même du côté de nos jeunes gens.  De plus en plus, elle nous est annoncée par de personnages inspirants et certains vont même jusqu’à la commercialiser.  

 

La sagesse, c’est du vécu… 

Qu’elle nous fasse signe des hauts plateaux de l’Himalaya ou qu’elle s’incarne chez notre voisine de palier, il faut comprendre que la sagesse, c’est avant tout, beaucoup du vécu et de pratique. Elle se constate, mais se théorise mal.  Mais rechercher la sagesse ne serait-il pas son commencement ? 

Je me suis donc penchée sur le sujet et après avoir fait quelques recherches, j’ai simplifié plus ou moins un chemin possible que je vous résume ci-dessous.  C’est simple, facile et gratuit.  D’autant que la sagesse est déjà en chacun de nous, il ne suffit que de la réactiver !

La sagesse peut s’amorcer par le respect de son corps. 

Maltraiter son corps, c’est saboter le récepteur de nos sensations. Un entretien minimum de notre enveloppe charnelle, et le refus de tout ce qui l’abîme prématurément, constituent le premier pas indispensable vers un meilleur mieux-vivre. 

L’intériorité s’est retrouver une certaine disponibilité à soi-même qui engendre ensuite, celle aux autres.

Savoir se protéger contre les dispersions bruyantes et savoir fermer les yeux pour regarder à l’intérieur de soi sont des étapes concrètes vers de nouvelles prises de consciences sur nos vécus. Ce n’est pas hasard si toutes les écoles de sagesses proposent des exercices (dont les plus connus sont la méditation et le yoga) destinés à nous reconnecter à une plus grande partie de soi,  vivant en nous-même.

Vient ensuite la disponibilité au réel.  

L’ennemi intime du sage, c’est l’illusion et même, selon certains, l’espoir. Les deux nous font décoller du réel. Or, le réel, c’est tout de ce que nous offre la vie. Savoir l’admettre et le reconnaître telle qu’elle est, quelle que soit notre envie de l’embellir, voire de la nier, est un précepte quasi sacré des sagesse. Ce qui implique de cultiver sa disponibilité à tous les messages du réel, pour éviter que nos blocages fassent écran entre nous et cette perception essentielle. On pourrait dire qu’il suffit de se rendre vulnérable à l’évidence.

 

…et beaucoup de pratique !

La distanciation affective, le détachement sont aussi des préceptes nous rapprochant de la sagesse.  

Le monde est trop puissant, trop multiple, trop complexe pour nos faibles capacités à l’appréhender et à le traiter. Si l’on se laisse emporter et balloter à la moindre émotion,  ce monde peut nous engloutir. Un moyen précieux :  ne pas devenir l’esclave de ce que nous offrent, à la fois nos plaisirs et nos souffrances.  Ce moyen précieux nous permet de moins dépendre des turbulences de notre ÉGO.  En complément, le détachement libère le sage des contingences et du matériel.

Aux jugements, essayons de substituer les efforts d’ouverture et de compréhension.

C’est dans nos rapports aux autres (dont nous ne pouvons et ne voulons pas nous passer) que nos a priori sont les plus encombrants. Notre réflexe instinctif est de nous faire instantanément une opinion ou émettre des jugements sur tous ceux que nous croisons.  On ne peut s’empêcher de nous barder de préjugés, d’idées préconçues en plus de tous ces jugements.  S’en défaire pour accéder à nos semblables sans les juger, implique un travail quasi permanent sur nous-mêmes. 

 

Le moment présent…

Vivre le moment présent

Le respect du réel, le refus de l’illusion, portent naturellement à reconnaître que le passé n’est plus et que le futur n’existe pas encore. D’où l’ancrage fondamental dans le ici et le maintenant. Il ne s’agit ni de nier l’expérience, ni de promouvoir l’insouciance  mais d’exercer notre conscience de l’instant dans le but de vivre pleinement.

Apprivoiser la mort serait également sage.

Nous marchons tous vers la même finalité, vers la même mort.  La mort nous est commune.  Vouloir l’oublier et en avoir peur, faussent notre équilibre existentiel. Il n’est pas besoin de croire à une vie ultérieure ou éternelle, pour s’accommoder de notre mortalité. Il faut dialoguer avec elle jusqu’à ce que l’on se rende compte qu’elle seule peut donner ses vraies couleurs à la vie. C’est alors que le présent trouve toute sa dimension d’éternité.

Achetez son « kit » de sagesse à l’épicerie ? 

Il n’y a pas de  « kit » de sagesse qui se vende à l’épicerie, la pharmacie et encore moins sur le web.  La sagesse sommeille en chacun de nous.  Il faut seulement la réactiver pour en faire l’expérience directe.  Et ça, tout le monde peut y prétendre.  

Les pistes de recherches ci-dessus ne sont pas et ne peuvent pas être des recettes de vie. Elles permettent seulement de mieux se repérer au milieu d’une littérature foisonnante sur la sagesse ancestrale, qu’elle soit orientale, amérindienne ou issue de nos cultures proches.  Elles nous permettent également d’user de discernement quant aux multiples façons qui nous sont proposés en cette ère moderne, afin d’activer ce qui, à la base, est déjà là. 

Gardez à l’esprit que les vrais sages sont de bien petit nombre dans un monde surpeuplé de beaucoup de petits Dieux…

JUST BE ! 💙💙💙

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